Séjour vélo :: Ventoux « Wow » Tour [3 jours]
- 1 jour de repos, 1 jour de vélo, 1 jour de repos.
- 142 km
- 2900 m D+
- point culminant : 1912 m, sommet du mont Ventoux
- point le plus bas : 27 m, Avignon.

À propos des fichiers KMZ Google Earth
J’ai rassemblé pour vous de précieuses informations sur Google Earth pour votre séjour : itinéraire, profil, points de ravitaillement, points de départ alternatifs…
Télécharger l’itinéraire détaillé du Ventoux Tour d’une journée pour Google Earth.
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Notes
Le Ventoux Tour est une belle étape en Provence, ensoleillée et parfumée, autour d’une sortie unique, considérée par les cyclistes du monde entier comme La Mecque des ascensions. Il convient aux personnes de passage entre Paris et la côte méditerranéenne, ou inversement, qui n’ont qu’un peu de temps pour visiter la Provence, mais cherchent une sortie inoubliable dans l’arrière-pays. C’est une longue sortie, comparable aux étapes du circuit pro, avec un dénivelé positif important (près de 3000 m). Comptez entre 5 et 7 heures ; autrement dit, une bonne journée de travail…
Cliquez sur le repère Google Maps à gauche pour plus de détails.
Jour 1 : bienvenue à Avignon, la cité des Papes
Accueil à la gare Avignon TGV ou à la gare Avignon Centre. Enregistrement à l’hôtel IBIS du boulevard Saint-Roch, un hôtel central, sûr et accueillant. Vous y passerez deux nuits. Il dispose d’une salle de restaurant et d’un petit-déjeuner à volonté. Rappel : 2 dîners et 2 petits-déj sont compris dans ce séjour.
Si vous n’êtes jamais venu à Avignon, vous serez émerveillé par l’ancien rempart de pierre qui entoure toute la ville. À l’intérieur des remparts, Avignon a conservé son style médiéval, elle bouillonne d’animation pendant toute la belle saison, et vous n’oublierez jamais ce cadre unique.
Dîner au Verso, dans la vieille ville. Ce restaurant français d’inspiration italienne, tenu par des gens du coin, est l’un des secrets les mieux gardés d’Avignon. Caché sur une petite place pavée, loin des touristes, avec un personnel sympathique qui cuit les pizzas dans un énorme four à bois sous vos yeux. Vous apprécierez sans doute aussi leurs plats de pâtes, à la veille de votre étape du Ventoux.
Jour 2 : l’étape Ventoux Wow, 142 km
alt. de départ et d’arrivée 27 m ; dénivelé positif : 2900 m D+ ; alt. max 1912 m (km 75).
Villes traversées pendant cette étape : Avignon, Carpentras, Monteux, Bédoin.
Un point de retour anticipé, situé au mont Ventoux, à 60 km, est prévu sur cette étape pour les cyclistes qui ne souhaitent pas faire toute la distance. Le parcours fera tout de même 120 km.

Après être sorti d’Avignon au Pontet, vous traverserez différents petits villages et de plus grandes villes (par ex. Carpentras), bien séparés les uns des autres par de vastes terres, des vignobles et des forêts. Votre objectif, pour l’instant, est de vous échauffer progressivement et de rejoindre Bédoin (~320 m), un village situé au pied du Ventoux, aussi directement que possible, pour raccourcir un peu le trajet.
Nous voyons généralement la grande majorité des cyclistes commencer l’ascension du Ventoux depuis Bédoin même, ce qui est selon nous l’une des pires pratiques pour ce type d’ascension. Partir de Bédoin, c’est partir les muscles froids : vos cellules musculaires ne fonctionneront pas en mode aérobie, et comme la montée commence dès la sortie de Bédoin, vous attaqueriez l’ascension en anaérobie, avec une sensation d’asphyxie au bout de 2 ou 3 km, précisément là où la pente s’élève brutalement.

Dans ce virage, il y a une fontaine qui devrait fonctionner à votre passage. Mais ne perdez pas de temps ici, le chrono tourne… Personnellement, je trouve d’ailleurs les 4 km suivants plus faciles, car vous êtes enfin sorti des bois, au grand air, un air pauvre en O2, me direz-vous, au milieu d’un paysage lunaire de pierre blanche. Regarder l’antenne de télé au sommet, 500 m plus haut, vous tire vers le haut de la pente.
Mais avant d’y arriver, les 12 km de forêt vont vous fatiguer, je vous le promets. Cette pente qui n’en finit pas, sans répit, avec parfois de longues lignes droites interminables, usera votre patience autant que vos jambes. Gardez votre sang-froid, et ne vous brûlez pas les cuisses avant de sortir des bois ! Après chaque virage serré, vous supplierez de voir un replat pour souffler un peu, mais la route restera cruellement raide. Je me souviens d’une montée par 35 °C : à 1000 m, en regardant l’altimètre, mon seul vrai réconfort était d’atteindre enfin 1400 m, dans l’espoir de voir le replat du restaurant.

On dirait que les constructeurs de la route n’en pouvaient plus d’attendre de finir les 100 derniers mètres jusqu’au sommet : ils ont coupé court et fait une impressionnante épingle à environ 24 % vers la fin !
Notre responsable d’étape vous attendra au sommet pour vous fournir de quoi manger ou tout ce qui vous ferait plaisir, mais ne vous attardez pas trop, car il y a toujours beaucoup de vent ; vous devriez soit continuer à descendre par l’autre versant, la face nord, soit jeter un rapide coup d’œil au point de vue et redescendre vers Bédoin.
Si cet endroit est venteux, c’est parce qu’en plus d’être un sommet, il se trouve au milieu d’un couloir naturel de 800 km qui amène le vent tout droit d’Allemagne, ou qui le fait remonter de la Méditerranée. C’est comme si vous étiez dans un énorme courant d’air entre un endroit froid et un endroit plus chaud de la Terre.
Descendez jusqu’à 1100 m d’altitude environ, assez bas pour goûter suffisamment à l’ascension nord en remontant. À mi-chemin, arrêtez-vous au chalet pour remplir votre bidon ou prendre un Orangina, la célèbre boisson française légèrement pétillante, sans conservateurs ni colorants, avant d’avaler de nouveau près de 800 m de dénivelé positif jusqu’au sommet. Cette ascension est réputée « plus facile ». Vous devriez la trouver plus facile, car vous êtes maintenant dans le feu de l’action, parfaitement préparé pour cette montée après l’ascension herculéenne que vous venez de réussir. Cependant, selon votre condition physique, c’est aussi maintenant qu’une crampe peut frapper. Alors allez-y doucement.
Lors de votre second passage au sommet, vous devriez ressentir un grand sentiment d’accomplissement pour la journée. Vous vous sentirez peut-être même indestructible, à part peut-être le manque de minéraux ou de sucre dans votre sang ! Là encore, vous pouvez, et devriez, prendre de quoi manger, à consommer quand l’occasion se présente pendant la descente. L’idée est de faire comme les pros : profiter de la descente pour vous étirer et refaire vos réserves biologiques. Gardez à l’esprit qu’une fois de retour à Bédoin, il vous restera encore 40 km. Cette fois, le faux plat jouera en votre faveur.
À quoi ressemble la descente (sud) ?
Rapide et sûre, à mon avis. Je trouve que la visibilité naturelle grand angle et à longue distance, et la bonne luminosité dans la descente, permettent de rouler en sécurité à 70 km/h sans danger particulier. Repérez bien les motos et les voitures longtemps avant d’arriver à un virage, pour être sûr à 100 % de n’avoir aucune surprise une fois dedans. De longues lignes droites, ici et là, permettent de s’étirer et de manger.
Ne restez pas trop longtemps derrière les voitures : elles avancent moins vite que vous et freinent bien plus fort.
Environ 1 km avant Bédoin, il y a un parking et une fontaine sur la gauche. Une nouvelle occasion de vous arrêter pour remplir vos bidons.
40 km de route vous attendent ensuite jusqu’à Avignon, par Monteux. Pour ceux qui meurent de faim, faites-vous plaisir ou refaites le plein à la boulangerie indiquée sur l’itinéraire Google Earth, que vous pouvez
télécharger ici. Elle est ouverte tard, y compris le dimanche soir et les jours fériés, et la jolie route vers Avignon est encore longue.
Arrivée de l’étape à l’Ibis Gare Avignon Centre. Une bonne douche et un bon dîner vous attendent. Si vous n’avez pas le courage de retourner en ville à pied, vous pouvez dîner au restaurant de l’Ibis, compris dans votre séjour.
Jour 3 : temps libre à Avignon
Petit-déj à volonté, bien mérité après le gros boulot de la veille. Départ de la chambre à 12 h, avec accès gratuit à la bagagerie sécurisée derrière le comptoir. De quoi vous laisser largement le temps de bien visiter la ville, sans valise ni vélo à traîner.
Suggestions de visites
- Le pont Saint-Bénézet, alias le pont d’Avignon, un pont construit au XIIe siècle et détruit à plusieurs reprises par les crues du Rhône. C’était le principal moyen de traverser le Rhône pour aller à Lyon, ancienne capitale des Gaules à l’époque romaine, restée depuis une grande place commerciale.
- Le palais des Papes. Le palais où les papes furent élus et résidèrent un temps, avant leur retour au Vatican plus tard dans l’Histoire.
Besoin d’un TGV pour aller d’un point A à un point B ?
Avignon est un nœud ferroviaire pratique et efficace, au croisement de deux grandes lignes, nord-sud et ouest-est. De nombreux TGV vers le sud, de Paris à Marseille ou de Nantes à Marseille, s’arrêtent à Avignon, tout comme les TGV vers l’est de la France ou la Suisse.


