Depuis 1998

Séjour vélo :: PACA Peaks [6 jours]

  • 6 jours, dont 4 jours de vélo / 2 jours de repos
  • 460 km
  • 11 700 m D+
  • point culminant : 1159 m, col de la Sine
  • point le plus bas : 10 m, Promenade des Anglais, Nice.
Nice et la baie, vues depuis Corniche Bellevue, en toute fin d'étape 1
La meilleure période pour ce séjour va de juillet à septembre.

À propos des fichiers KMZ Google Earth

J’ai rassemblé pour vous de précieuses informations sur Google Earth pour votre séjour : itinéraire, profil, points de ravitaillement, points de départ alternatifs…
télécharger Télécharger l’itinéraire détaillé du PACA Peaks pour Google Earth.
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Notes

Le séjour PACA Peaks est un séjour « en étoile ». Cela veut simplement dire qu’il est basé à Nice, et que les étapes partent de Nice et y reviennent. Au fil des jours, vous pourrez apprécier et explorer cette belle région de France, et découvrir le climat méditerranéen, sa végétation, son style d’habitat et son ciel limpide. Ce séjour est une excellente façon d’allier vélo et vacances méditerranéennes ! Vous pouvez même récupérer sur la plage de la Côte d’Azur après chaque journée de vélo, Nice étant la seule grande ville de France en bord de plage.

PACA Peaks part et se termine dans la ville historique de Nice, sur la Côte d’Azur. Nice est aussi la cinquième ville de France.

43.704414 7.260953
Toutes les étapes, sauf la dernière (Ironman), partent de la gare principale de Nice. Cliquez sur le repère rose à gauche pour la situer sur Google Maps.

Jour 1 : les sommets de Nice, ou pourquoi on dit que Nice est dans les Alpes-Maritimes ! 75 km

Statistiques de l’étape 1 :
alt. de départ et d’arrivée 13 m ; dénivelé positif : 2520 m D+ ; alt. max 548 m (km 21).
Notes : c’est l’étape la plus courte, mais la plus concentrée en dénivelé par kilomètre.
Un embranchement est prévu au km 39 pour les cyclistes qui ne souhaitent pas faire toute la distance ce premier jour.

Profil étape 1. Cliquez pour agrandir.
Cette étape est une boucle qui part de la gare SNCF de Nice-Ville et y revient, en passant par Tourrette-Levens, Falicon, La Trinité, puis retour à Nice. Elle est relativement courte en distance, mais très dure, avec un profil presque constamment positif.
Cliquez sur le repère Google Maps à gauche pour plus de détails.

Je vous suggère de partir vers 8 h, pour démarrer quand la circulation est faible et que le soleil n’a pas encore atteint son zénith. La traversée de la ville et l’accès aux montagnes alentour se font ainsi de façon relativement fluide.
Pour ceux d’entre vous qui rouleront pour la première fois en France, pas d’inquiétude, voici à quoi vous attendre en roulant en France.

Le jour 1 explore les montagnes au nord-est de Nice, en « s’échappant » vers le nord-est par le boulevard de Cimiez, puis en descendant vers une vallée voisine, Saint-André-de-la-Roche. Vous y verrez un très beau viaduc depuis le haut de la colline, en descendant la route sinueuse. Cette descente peut être un peu rapide et dangereuse, et parfois assez bosselée. Pas de gravillons ni d’autre risque de dérapage de ce genre, mais vous rencontrerez quelques épingles en continuant la descente vers Saint-André. C’est un point de passage d’où vous pourriez rentrer à Nice, mais la sortie serait courte. Vous partirez donc vers Tourrette-Levens par les hauteurs. Une route y mène en suivant la crête. La montée commence à être assez raide à cet endroit. Assez étonnant, quand on pense que Nice n’est qu’à 15 km environ derrière vous.

Vous enchaînez une série de petites routes qui s’enfoncent dans l’arrière-pays niçois. Suivez bien les indications ici, car ces routes peuvent prêter à confusion, jusqu’au petit village de Tourrette-Levens. Une pause ravito vous y attend.

De là, nous gravirons un autre petit sommet, à Falicon. En redescendant, repérez la mine où l’on bifurque vers Falicon, un tout petit village perché sur une colline. Falicon est très ensoleillé, du fait de sa curieuse situation au sommet d’une colline. Ce village est très intéressant, car il est fait d’une succession d’impasses : l’occasion idéale de se ravitailler. De Falicon, nous retournons à Saint-André-de-la-Roche.

Ensuite, direction La Trinité.

Point dangereux : à la sortie de La Trinité, attention aux véhicules qui roulent à vive allure. Soyez extrêmement vigilants, c’est un virage TRÈS dangereux pour les cyclistes. Dans cette partie de la France, les vélos passent en dernier. Les véhicules NE S’ARRÊTERONT PAS POUR VOUS. Prudence !
Le mieux est de vous coller à la partie la plus à gauche de la chaussée, pour que les véhicules qui tournent à droite vous dépassent par la droite.

Une fois cette sortie dangereuse passée, votre adrénaline vous aidera à grimper la colline suivante, une montée à 16 %… il vous faudra le petit plateau et la première vitesse. Si le virage ne vous a pas tué, cette côte s’en chargera sûrement ! Nous rentrons maintenant à Nice. De retour à la gare SNCF de Nice-Ville, le séjour n’est pas tout à fait fini pour ceux qui le souhaitent : il y a l’option de 6 km de montagne en plus, en pleine ville ! C’est là que Fabien a vécu, et il aimerait partager avec vous la vue d’en haut. Bravo à tous, que vous fassiez ce petit bonus ou non !

Jour 2 : Nice - Lantosque - Nice (boucle), 98 km

Statistiques de l’étape 2 :
alt. de départ et d’arrivée 13 m ; dénivelé positif : 2960 m D+ ; alt. max 551 m (km 24).
Notes : un parcours exigeant, qui totalise près de 3000 mètres de dénivelé positif.

Profil étape 2. Cliquez pour agrandir.
Cette étape est une boucle qui passe par Aspremont, Duranus et Lantosque.

Comme le jour 1, cette étape démarre à la gare de Nice-Ville, remonte vers la corniche Bellevue, puisque vous avez dit l’avoir aimée la veille, puis vers Tourrette-Levens. Aujourd’hui, nous partons de Nice vers le nord-ouest en direction de la corniche Bellevue, puis prenons une route appelée Saint-Pierre-de-Féric.

Le but de cette étape est d’aller à Aspremont, puis au nord jusqu’à Lantosque, par Duranus

Pour rejoindre Aspremont, nous prenons une autre route que lors de l’étape 1 : par l’avenue du Dauphiné et Saint-Pierre-de-Féric / corniche des Oliviers, puis à gauche à l’embranchement D914/D14 : route de la Sirole.

Plus au nord, restez à droite sur la D1014, corniche Paul Clermont, pour rejoindre Aspremont par la route de Colomars (D1014, toujours vers le nord). En traversant le vallon, ne manquez pas la vue sur votre droite ! À Aspremont, prenez la direction de Tourrette-Levens, mais juste avant d’entrer dans le village, tournez à gauche sur la D19 ! Cette route offre une belle montée jusqu’à Duranus. Après Duranus, vous remarquerez forcément la falaise à pic de 200 m sur votre gauche… impressionnant !

Une fois à Lantosque, vous pourrez vous ravitailler avant le retour vers Nice. Il est aussi possible d’aller plus loin avant de rentrer, si le groupe est d’accord et souhaite rallonger la sortie.

Au retour, vous suivez la D19 jusqu’à Nice, puis l’avenue du Maréchal-Lyautey jusqu’à la Promenade des Anglais, qui marque l’arrivée de cette étape. Félicitez-vous les uns les autres, vous avez maintenant une journée de repos à savourer sur la Côte d’Azur !

Jour 3 : journée de repos

Journée de repos à Nice. Vous gardez bien sûr votre chambre, et profitez du petit-déj et du dîner compris dans la formule.
Demandez-moi ce qu’il y a à voir et à faire à Nice et dans les environs, ou où aller plus loin. J’ai vécu à Nice un certain temps, et je serai ravi de vous donner des idées.

Jour 4 : Nice - Vintimille - Sainte-Agnès - Nice (boucle), 110 km

Statistiques de l’étape 3 :
alt. de départ 14 m ; alt. d’arrivée 14 m ; dénivelé positif : 4200 m D+ ; alt. max col de la Madone de Gorbio, 934 m (km 79).
Un point de départ alternatif est prévu sur cette étape pour les cyclistes qui ne souhaitent pas faire toute la distance (km 41).

Profil étape 3. Cliquez pour agrandir.
Aujourd’hui, nous vous emmenons en Italie et retour, sur la même étape. En fait, vous passerez la frontière deux fois en 45 minutes. Avez-vous déjà passé une frontière à vélo ? L’Europe rend la chose facile en général, et la France, avec pas moins de 6 pays voisins, la rend particulièrement facile.

Il existe quatre routes plus ou moins parallèles pour rejoindre Menton, la dernière ville française avant la frontière italienne. L’une est très fréquentée, donc assez polluée, et en plus un peu ennuyeuse, car elle longe la mer ; les trois autres traversent la montagne. Ces trois routes franchissent la montagne vers Vintimille à différentes altitudes : nous prendrons celle du milieu.

Voir la Grande Bleue

Un panorama à 180° sur la Méditerranée s’ouvre sur votre droite en montant vers La Turbie, la première commune que vous traverserez après avoir quitté Nice. En quittant La Turbie, vous partez vers l’est, haut perché sur la montagne, avec la mer sur votre droite.
En roulant, vous verrez défiler une à une, en contrebas, les villes du bord de mer, et vous n’aurez certainement pas besoin d’un œil d’expert pour reconnaître le Palais unique sur le Rocher et le port de Monaco. Vous serez l’un des rares à admirer la Principauté sous cet angle. Vous pouvez même vous arrêter dans un virage pour prendre une photo. En voiture, vous n’en auriez peut-être pas l’occasion.

Une fois arrivés sur les hauteurs de Menton (Gorbio), nous plongerons vers cette ville ensoleillée, avec ses avenues bordées de palmiers qui mènent au front de mer animé.

À la sortie de Menton se trouve l’ancien poste-frontière désaffecté. Inutile de préparer votre passeport, il n’y a plus de contrôles de nos jours, depuis que l’accord de Schengen a aboli les frontières en Europe.
La frontière est matérialisée géographiquement par une montagne, traversée par un double tunnel.

Point dangereux : les deux tunnels que vous traversez pour entrer en Italie sont presque plongés dans le noir à mi-parcours, et un peu étroits. Heureusement, le van VC transporte des clignotants.

Peu après le double tunnel, vous commencerez à sentir que vous êtes en Italie. Les infrastructures, le style d’habitat, la qualité de la route sont très différents. Quelques kilomètres plus loin, Vintimille vous accueille. Vous savez que la plage approche quand les palmiers se font plus nombreux.
Juste le temps de vous rafraîchir au ravitaillement sur la plage, et vous voilà déjà sur le chemin du retour, sur une pente douce cette fois, et revoilà ces deux tunnels redoutés !

Vous remarquez nettement que vous rentrez en France, car le style devient bourgeois et la qualité de la route s’améliore.

Vous pourriez rentrer directement à Nice, mais vous ne le ferez pas, pas plus que vous ne longerez la côte au niveau de la mer. Non, j’ai une meilleure idée ! Un embranchement à droite monte vers un petit village appelé Sainte-Agnès. Ça n’a l’air de rien au début, mais vous comprendrez vite que c’est une montée intense, constamment positive, comme vous n’en ferez peut-être jamais à part le mont Ventoux. Vous voyez ce viaduc d’autoroute, tout là-haut au loin ? Vous le verrez de bien plus haut d’ici 45 minutes environ…

Quelques bidons plus tard, vous arrivez à Sainte-Agnès, le village littoral le plus haut d’Europe, à 657 m.
Une fontaine vous attend au milieu d’une place grande comme un salon, dans ce vieux village pittoresque, curieusement accroché au sommet d’une montagne. Faites le plein d’eau fraîche et d’énergie avant de grimper le dernier tiers du dénivelé jusqu’au col de la Madone de Gorbio, 934 m.

Une fois ce col passé, mobilisez vos meilleures qualités de pilotage et méfiez-vous des virages sans visibilité, car la longue descente vers La Turbie longe une falaise sans pitié sur la droite. De La Turbie, retour à Nice par la route à deux fois deux voies, à une vitesse qui devrait dépasser les 60 km/h, mais cette route est sûre.

Jour 5 : le tour Ironman, 172 km

Statistiques de l’étape 4 :
alt. de départ 14 m ; alt. d’arrivée 14 m ; dénivelé positif : 2100 m D+ ; alt. max 1159 m (km 85).
Notes : c’est l’étape la plus longue de ce séjour.
Un point de départ alternatif, au km 78, est prévu sur cette étape pour les cyclistes qui ne souhaitent pas faire toute la distance.

Départ face à la plage du Centenaire, au départ officiel du parcours vélo de l’IM.

Profil étape 4. Cliquez pour agrandir. (Crédit Ironman)
Impossible de terminer un séjour à Nice sans goûter au prestigieux parcours vélo officiel de l’Ironman France.
Des athlètes des quatre coins du monde viennent chaque année y affronter leurs propres limites ; nul doute que vous partagerez ce sentiment.
172 km à travers Nice et l’arrière-pays, par deux cols d’altitude à peu près équivalente, le col de l’Ecre et le col de la Sine, en passant par certains des plus beaux villages de l’arrière-pays niçois : 17 villages traversés au total. Au milieu de l’effort, le charme de ces lieux typiquement provençaux vous rappellera que vous êtes quand même en vacances, même si elles sont plus actives que d’autres vacances que vous avez pu connaître !

Notez que, même si l’on annonce généralement que le parcours vélo de l’IM fait 180,2 km, il ne fait en réalité que 172,4 km. Une bonne nouvelle pour ceux d’entre vous qui comparaient leurs résultats sur de vrais 180 km avec les résultats officiels des IM.

Points culminants :

43.737337 6.946192
Col de l’Ecre, 1098 m, km 69

43.75972 6.861348
Col de la Sine, 1159 m, km 85

Remerciez-moi de ne pas vous demander de nager 3,8 km en mer avant, et de finir par un marathon de 42,195 km après votre sortie vélo. La chaleur et l’humidité peuvent faire de ce parcours un avant-goût de l’enfer. Je vous conseille de partir tôt, ou tard, mais pas en milieu de matinée si vous le pouvez.

Profitez des 23 premiers km, plats ou faux plats, car vous ne les reverrez pas avant 135 km !

Juste après avoir franchi le Var, le fleuve qui sépare Nice de son aéroport international, un virage à 270° vous place plein nord, comme un avion qui s’aligne sur la piste. Vous êtes maintenant à Cagnes-sur-Mer, en direction des montagnes.

Au km 23, un sérieux virage à gauche donne le coup d’envoi des festivités… Court mais intense : une montée à 10 % pour imposer le respect d’emblée.
Peu après, vous découvrirez ce qui sera peut-être l’une des vues les plus mémorables de cette étape : le Var qui rapetisse au fond de sa vallée à mesure que vous prenez de la hauteur. D’autres sommets apparaissent, et une vue formidable sur la mer et les environs de Nice s’offre maintenant à vous. Vous comprenez désormais pleinement pourquoi toute cette aventure s’appelle « PACA Peaks ».

La route est longue maintenant, prenez votre temps. Bonne nouvelle : le col le plus dur sera le premier. Vous ne devriez rien trouver de plus difficile après ce monstre…

Particularité de ce parcours : le demi-tour au km 118, conçu pour que le parcours fasse exactement 180 km.
Le retour est un grand soulagement : une longue descente rapide vers Carros. Cette ville vous offrira une vue magnifique sur la côte, puisque vous ferez directement face à la baie.

Enfin, les 20 derniers kilomètres environ se font en sens inverse, sur un faux plat légèrement descendant que vous connaissez déjà. Dans l’ensemble, il y a toujours une portion plate ou descendante pour évacuer l’acide lactique avant la montée suivante.

Rejoindre la Promenade des Anglais pour l’arrivée vous donnera ce sentiment d’accomplissement et de grande satisfaction, tandis que les touristes autour de vous se font de plus en plus nombreux au fil de la journée, léchant leurs glaces, bien loin de vos préoccupations de mollets.

Jour 6 : journée de repos

Journée de repos à Nice. Vous profitez encore de votre chambre d’hôtel pour une nuit, d’un petit-déj et d’un dîner.

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créé le vendredi 28 septembre 2012
révisé le samedi 31 octobre 2026 par
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