Séjour vélo :: Sunseeker Express [6 jours]
- 6 jours, dont 5 jours de vélo + 1 jour de repos
- 610 km
- 11 800 m D+
- point culminant : 1924 m, col du Glandon
- point le plus bas : 10 m, Promenade des Anglais, Nice.

À propos des fichiers KMZ Google Earth
J’ai rassemblé pour vous de précieuses informations sur Google Earth pour votre séjour : itinéraire, profil, points de ravitaillement, points de départ alternatifs…
Télécharger l’itinéraire détaillé du Sunseeker Express pour Google Earth.
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Notes
Le Sunseeker Express vous fera descendre de quelques parallèles vers le sud pour enfin atteindre la « Grande Bleue », comme disent les Français. Au fil des jours, vous pourrez apprécier les changements de climat, de végétation, de style d’habitat, de couleur des toits et de couleur du ciel.
Le Sunseeker part d’une ville située à l’est de Lyon, et non de Lyon même. Et ce, pour plusieurs raisons :
- Cela vous évite de traverser la troisième ville de France, et donc trop d’arrêts aux feux rouges, une circulation dense et les gaz d’échappement.
- Partir de Lyon porterait cette première étape à près de 180 km.
- Lyon-Bourgoin, c’est un peu ennuyeux : de vastes plaines, sans vraie montée.
- Il est facile et économique d’aller de Lyon à Bourgoin en train.
- *Partir de Bourgoin pour rouler jusqu’à Nice a une dimension historique, voir l’encadré ci-dessous.
Le Sunseeker Express en emprunte des portions. Vous remarquerez sans doute des restaurants ou des hôtels baptisés « Napoléon » en chemin. Vous éprouverez peut-être un sentiment d’accomplissement en parcourant cette portion de route que seuls les Grands Hommes ont connue…
Jour 1 : Bourgoin-Jallieu (Lyon) - Sainte-Marie-de-Cuines, 134 km
alt. de départ 256 m ; alt. d’arrivée 455 m ; dénivelé positif : 1300 m D+ ; alt. max 650 m (km 57) ; alt. min 239 m.
Départements traversés pendant cette étape : Isère (38), préfecture : Grenoble ; Savoie (73), préfecture : Chambéry.
Notes : c’est l’étape la plus longue de ce séjour.
Un point de départ alternatif, au km 49,5, est prévu sur cette étape pour les cyclistes qui ne souhaitent pas faire toute la distance.

Cliquez sur le repère Google Maps à gauche pour plus de détails.
Je vous suggère de partir vers 11 h 30, pour démarrer pendant la pause déjeuner des Français. La circulation chute littéralement pendant deux bonnes heures.
Pour ceux d’entre vous qui rouleront pour la première fois en France, pas d’inquiétude, voici à quoi vous attendre en roulant en France.
Comme nous partons vers l’est en montant doucement, peu après avoir quitté Bourgoin, vous verrez au loin un panorama sur les Alpes. Dites-vous que dans quelques heures, vous commencerez à les traverser pour de bon. La traversée prendra encore 4 jours de vélo.
Vous quitterez peu à peu les grandes plaines de la vallée du Rhône, du nom de ce grand fleuve de 812 km qui coule vers le sud jusqu’à la Méditerranée, près de Marseille, pour attaquer une longue rampe vers la porte nord-ouest des Alpes, en suivant un chemin le long du cou de la « Poule ». Demandez à Fabien ce qu’est la « Poule »…
Vous êtes bien partis vers le soleil ! En attendant, une petite anecdote culturelle… les voitures qui vous doublent transportent sûrement des enfants qui jouent avec leurs parents, pendant le trajet, à un jeu éducatif très populaire : retrouver le nom du département à partir des deux chiffres des plaques d’immatriculation croisées. Un peu comme un « Je vois, je vois » éducatif.
À « Cuines », comme disent les gens du coin, la chance veut qu’un nouveau supermarché Intermarché ait été construit en 2012, juste en face de l’hôtel. On y trouve de très bons plats préparés et un énorme choix d’en-cas et de produits frais. La variété des produits vaut vraiment le coup d’œil. Il y a aussi un buffet-restaurant juste en face, ouvert tard, aux portions généreuses.
Jour 2 : Sainte-Marie-de-Cuines - Grenoble, 133 km
alt. de départ 455 m ; alt. d’arrivée 222 m ; dénivelé positif : 3500 m D+ ; alt. max 1924 m (col du Glandon, km 21) ; alt. min 222 m.
Départements traversés pendant cette étape : Savoie (73), Isère (38).
Note : c’est l’étape la plus dure, avec deux ascensions « Hors Catégorie » : le col du Glandon, suivi de Son Altesse la très respectée Alpe d’Huez.

Après le col du Glandon, où vous venez de prendre un en-cas et de remplir vos poches de maillot, le plus dur n’est pas encore arrivé… Il viendra après Allemont, avec l’embranchement à gauche, et la ligne droite qui mène aux 21 virages numérotés de la célèbre Alpe d’Huez, ascension incontournable du Tour de France. D’ici là, une partie du parcours est une longue descente, avec quelques montées raides par moments. Soyez extrêmement prudents dans la descente du col du Glandon vers Allemond, car de longues lignes droites y précèdent des épingles ou des virages sans visibilité. Restez vigilants en permanence, surtout sur route mouillée. Vous serez toutefois ravis d’apprendre que le revêtement accroche bien, et que j’ai moi-même dévalé ces routes sous une forte pluie sans le moindre problème d’adhérence. J’insiste sur la prudence, et je ne le répéterai jamais assez.
Notez que, même si la D1091 est une route fréquentée, une grande partie est équipée d’une bande cyclable. Rien d’étonnant quand on sait que c’est la seule route qu’empruntent les cyclistes venus de la grande ville voisine, Grenoble, en route comme vous vers la célèbre montée aux 21 virages.
Bien que ce soit l’étape la plus courte de ce séjour, elle est néanmoins physiquement exigeante sur les 21 premiers kilomètres. Le reste de l’étape est surtout une longue descente vers Grenoble, ville moderne et universitaire, réputée pour la préservation de sa vieille ville, avec ses petites rues, ses cafés pleins de charme et ses restaurants.
Ce qui est étonnant à Grenoble, c’est qu’elle est entourée de montagnes.
Vous entendrez peut-être d’autres accents australiens à l’hôtel, car Grenoble est une bonne base pour le vélo dans les Alpes, en particulier pour l’Alpe d’Huez, gravie par le Tour de France presque chaque année.
Jour 3 : Grenoble - Gap, 104 km
alt. de départ 222 m ; alt. d’arrivée 738 m ; dénivelé positif : 2200 m D+ ; alt. max 1256 m (col Bayard, km 95) ; alt. min 222 m.
Départements traversés pendant cette étape : Isère (38), Hautes-Alpes (05), préfecture : Gap.
Note : un point d’arrivée anticipé, au km 69,5, est prévu sur cette étape. Il permet de rouler la partie la plus belle de l’étape.

Les premiers kilomètres se font sur la même route que la fin de l’étape précédente : la longue ligne droite d’Échirolles.
La première moitié de cette étape est magnifique, avec deux longs lacs turquoise sur votre droite tandis que vous montez doucement jusqu’à près de 1000 m. Impossible de les manquer, ils sont splendides et vous vous en souviendrez sûrement pendant des années ! Je vous encourage à vous arrêter pour prendre une photo, ça en vaut vraiment la peine. Le soleil peut taper fort sur cette pente, et il n’est pas rare d’y subir plus de 35 °C, même au-dessus de 900 m d’altitude. Heureusement, une fontaine d’eau de montagne vous attend en haut de la première montée, avec un filet lent mais permanent d’eau bien fraîche et rafraîchissante. Buvez et faites le plein ici !
La montée vers le dernier col, le plus haut de la journée, vous semblera peut-être trop longue, alors qu’elle est en fait plutôt courte. Elle vous mènera jusqu’à 1200 m, avec en récompense une descente sinueuse, rapide et pleine de beaux paysages jusqu’à Gap.
Jour 4 : journée de repos à Gap
Gap est la préfecture des Hautes-Alpes, une ville dynamique connue pour ses sports d’été comme d’hiver. C’est aussi un lieu de passage pour les cyclistes en route vers Embrun, où se dispute le plus long triathlon de France (l’Embrunman).
Gap allie Histoire et modernité, en gardant l’atmosphère chaleureuse de sa vieille ville tout en misant sur des infrastructures modernes, comme l’incomparable Alp’Arena, une patinoire dernier cri pour tous les sports de glace.
Cette ville dynamique vous charmera sans doute, et bonne nouvelle… nous arrivons un samedi et avons le dimanche de libre !
Jour 5 : Gap - Senez, 133 km
alt. de départ 738 m ; alt. d’arrivée 820 m ; dénivelé positif : 2980 m D+ ; alt. max 1358 m (col de Maure, km 62) ; alt. min 600 m.
Départements traversés pendant cette étape : Hautes-Alpes (05), Alpes-de-Haute-Provence (04), préfecture : Digne-les-Bains.
C’est l’étape au plus fort dénivelé positif.
Note : un point de départ alternatif, au km 62,7, est prévu sur cette étape.

Note sur l’itinéraire alternatif :
La stratégie consiste ici à filer vers le sud-est, vers les Alpes-de-Haute-Provence, département qui fait la jonction entre les Hautes-Alpes et les Alpes-Maritimes (notre destination). Mais, car il y a un mais, une montagne se dresse au sud-est de Gap… On peut la contourner de deux façons : par l’ouest ou par l’est.
J’ai choisi de la contourner par l’est, bien que ce soit l’option la plus longue, car les vues sur le lac de Serre-Ponçon sont tout simplement incroyables à cette période de l’année. Ses eaux revêtent un manteau bleu à couper le souffle, dont vous vous souviendrez toute votre vie, rien de moins. Et la descente vers le barrage est tout simplement extraordinaire. Arrêtez-vous pour prendre des photos, ce n’est pas un contre-la-montre après tout !
Quelle que soit la route choisie, le but est de rejoindre Espinasses / Rousset, et de franchir le pont qui traverse la pointe sud-ouest du lac, près du barrage.
En franchissant ce pont, vous quittez la région Rhône-Alpes pour entrer en région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur). Des gorges pittoresques devant vous font office de porte d’entrée vers cette nouvelle région. À partir de là, vous allez monter jusqu’au point culminant de cette quatrième étape, à 1358 m. Il peut faire très chaud et sec sur cette route.
Après une longue descente vers Digne, vous partirez vers le sud, vers le col de Corobin, 1228 m, par une avenue remarquable : l’avenue des Thermes. Les thermes, vous l’aurez deviné, sont des bains de sources chaudes naturelles. Beaucoup de touristes s’y arrêtent quelques jours pour se détendre. Pas vous, en revanche, car il vous reste un col à grimper !
Après cette magnifique montée, vous dévalerez vers Barrême (attention aux épingles, et parfois aux chevreuils sur la route si vous roulez en fin de journée). Vous rejoindrez ensuite la route Napoléon (N85), qui vous mènera tranquillement à votre maison d’hôtes pour la nuit, à Senez, à une quinzaine de kilomètres de Castellane, célèbre pour être la porte des gorges du Verdon.
À cet endroit, la N85 est très calme, et Senez est de toute façon un endroit paisible. Vous devriez passer une très bonne nuit, transition bien méritée avant votre dernière étape demain.
Jour 6 : Senez - Nice, 102 km
alt. de départ 819 m ; alt. d’arrivée 10 m ; dénivelé positif : 1900 m D+ ; alt. max 1183 m (km 50) ; alt. min 10 m.
Départements traversés pendant cette étape : Alpes-de-Haute-Provence (04), Alpes-Maritimes (06), préfecture : Nice.
Ce pourrait être l’étape la plus chaude, puisque nous traversons l’arrière-pays.
Note : un point de départ alternatif, au km 35,5, est prévu sur cette étape.

C’est le grand jour : nous rejoignons la Méditerranée à Cagnes-sur-Mer, puis longeons la côte jusqu’à la Promenade des Anglais, à Nice. Mais avant cela, souffrons une dernière fois…
En quittant la maison d’hôtes, vous n’avez pas encore fait 500 m que vous attaquez déjà une montée dure mais superbe jusqu’à 1150 m, sous un soleil qui n’a jamais été aussi chaud depuis votre départ.
Après ce premier col matinal, une descente rapide, sinueuse et parfois venteuse vous mène à la pittoresque Castellane, porte des gorges du Verdon (l’un des lieux de vacances préférés des Français et… des Néerlandais ! Petite anecdote amusante… remarquez qu’une voiture sur deux, ou presque, a une plaque NL ! J’imagine que cela veut dire que la région est magnifique, et vous êtes sur le point de découvrir pourquoi.
Il reste trois cols avant Nice. Le dernier est particulièrement beau : vous montez le long d’une crête acérée de 1500 m de haut, sur votre gauche, qui vous accompagnera jusqu’au sommet.
Enfin, la descente vers la côte annonce ce que vous attendiez de voir : la mer. Vous quittez la sécheresse de l’arrière-pays pour un climat plus frais, mais plus humide. Le long des « Gorges du Loup », sauf qu’ici, le Loup est une rivière, qui vous accueille et vous conduit à Cagnes-sur-Mer, votre première rencontre avec la Méditerranée sur ce séjour. Bienvenue sur la Côte d’Azur, bienvenue à Nice, et bravo !
Vous avez fait un travail remarquable. Bien plus de 10 000 m de dénivelé positif sur près de 600 km. Vous méritez amplement un bon moment de détente à la plage.


